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Avant le lancement des travaux et l’ouverture prévue début 2027, L’Atelier des 5 Sens a marqué un temps fort avec une dernière soirée happening. 
Pensée en écho à la Journée internationale des luttes pour les droits des femmes, elle a réuni 26 créatrices autour d’une programmation où les pratiques se répondent et se construisent.

Une progression musicale en trois temps

La soirée s’ouvre avec Laoriane, en duo avec Emma Glayster, autour de compositions et reprises de chanson française. Cette première séquence pose une ambiance intimiste et donne le ton.

Elle est suivie par Aline Rouyre et Sandrine Bout-Croizé, qui proposent des sets mêlant chant, guitare et percussions, avec un fil conducteur centré sur des textes portés par ou dédiés à des femmes.

Plus tard dans la soirée, Emilie Bea intervient avec une performance de chant lyrique, apportant une autre intensité et élargissant le registre musical.

Des créations en direct qui rythment l’espace

Très vite, la soirée se construit aussi autour du faire. Les pratiques ne sont pas seulement montrées : elles se développent sous les yeux du public.

Mijo Chambon peint à l’aquarelle en direct, tandis que Lola Torreilles prend en charge le travail de tapisserie (matière et structure du canapé), pendant que Claire Rémy développe un travail plastique directement sur la surface.

À différents moments, d’autres gestes apparaissent, chacun avec sa temporalité : Valérie Candela finalise un tablier d’artiste pensé pour accompagner le travail, Clarissa Vasté donne à voir son processus en tufting et broderie, Lucile Vidal propose une performance de pole dance, et Estelle Avesque adapte sa pratique de barbier en offrant des massages crâniens.

L’ensemble ne fonctionne pas comme une juxtaposition, mais comme une circulation entre des formes différentes mais complémentaires.

Des œuvres entre matière, image et narration

L’exposition rassemble des démarches qui ne cherchent pas à se ressembler, mais à coexister.

Certaines artistes explorent la peinture de manière variée : Patricia Pijot travaille l’abstraction intuitive, Karine Louvet combine pastel et acrylique sur toile, Clotilde Maillard crée des compositions mêlant acrylique, huile et pastel pour développer une collection portant sur La Traversée, Marie De Calmette utilise encre, collage et acrylique pour interroger le lien entre l’humain et la nature et Christine Cerny explore la matière en utilisant la tôle rouillée comme surface d’expression.

La figure féminine traverse aussi plusieurs propositions, notamment chez Françoise Leblanc à travers le portrait, et chez Patricia Pierre Gomez Baranda avec sa série Souveraines, prolongée par une peinture au couteau réalisée en direct pendant la soirée.

Sculpture et participation

La sculpture s’inscrit à la fois dans l’exposition et dans le processus.
Eva Czaplicki présente une grande pièce en bronze, marquée par son échelle et sa présence dans l’espace.
De son côté, Elisabeth Loupias expose plusieurs sculptures en bronze anodisé et en terre cuite patinée.

En parallèle, toutes deux animent un atelier pour concevoir un buste de Gorgone en argile, en invitant le public à participer à la création des serpents constituant les cheveux. Un moment pour petits et grands, sans besoin d’être un·e initié·e !

Entre réflexion et transmission

Certaines propositions déplacent le regard vers des formes plus conceptuelles ou narratives.

Sabine Chapelle développe une pratique de visualisation stratégique, qui consiste à rendre lisibles des idées complexes par l’image. Son ouvrage « Et si nous changions… le monde ? » co-construit avec Olivier Toma a constitué un point d’appui concernant sa démarche. Elle engage également le public à exprimer sa propre vision de l’art, entre fonction et perception.

Sandrine Beaudean propose une projection vidéo autour de récits de femmes, apportant une autre forme de présence dans l’espace.

Enfin, Isabelle Joly anime un atelier d’upcycling textile par la broderie de cartes décoratives. Une approche simple, mais qui permet de réunir les publics.

Une soirée comme point de transition

Cette soirée agit comme un seuil : elle clôt une phase tout en laissant entrevoir la suite : Un moment où les pratiques restent ouvertes, où les formats cohabitent sans hiérarchie, et où le public trouve sa place entre observation et participation.

À L’Atelier des 5 Sens, tous les arts, parcours et générations sont les bienvenus. L’ouverture officielle début 2027 donnera vie à des projets pour tous·tes : visiteur·euses, groupes d’ami·es, familles, équipes d’entreprises…
Expositions, cours, stages, ateliers créatifs, soirées immersives, afterworks… et plus encore !

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