L’atelier commence par une phase inhabituelle pour une équipe : observer sans agir. Pendant une vingtaine de minutes, les participant·es regardent des végétaux disposés sur les tables en silence. Branches, fleurs, herbes de garrigue selon la saison. Aucun objectif, aucune consigne. Juste regarder. Cette étape crée souvent un décalage avec les habitudes de travail.
Vient ensuite le passage à la pratique. Les mains entrent en jeu. Premier constat : une coupe est définitive. Impossible de revenir en arrière. Cette contrainte simple impose un changement de posture :
Observer avant d’agir, mesurer, décider avec attention.
Le fil conducteur s’inspire de la composition florale japonaise : ce qui compte n’est pas seulement ce qui est présent, mais aussi ce qui est laissé vide. L’espace entre les éléments devient structurant, il permet à la composition de respirer et de tenir.
L’atelier bascule ensuite vers le collectif. Chaque groupe construit une composition commune.
Un exercice où chaque ajout suppose une lecture préalable de l’existant : comprendre la structure, trouver sa place sans déséquilibrer l’ensemble, ajuster plutôt qu’imposer.
La séance se termine par une mise en espace des créations, suivie d’une dégustation sensorielle autour de produits floraux et locaux : thés de garrigue, miel de lavande, vins du Languedoc et préparations aux fleurs comestibles.

